| Vue depuis l'hotel a Zemithang |
| La vallee pres d'Aalo |
Mais où sommes nous? On a souvent l'impression en AP de ne pas être en Inde – et on n'est pas certain que ce soit une impression à partager avec les locaux, vu qu'ils se sentent déjà exclus et rejetés par le reste de l'Inde. As de saris à l'horizon, mais des jeans et même, à Itanagar (la capitale), des mini-jupes et talons-aiguilles.
| Bon, parfois c'est un peu moins moderne... |
| Bouille indienne ou pas, ca rigole! |
| Drole de bestiole, le mithun... |
| 14h: sac de couchage, couette, bonnet et chocolat. Fait frette quand meme! |
Routes. En AP, les routes sont défoncées et perpétuellement en travaux (comme le Québec, mais en pire), entretenues par la Border Roads Organisation (BRO). Beaucoup de femmes parmis les travailleurs de la route et il est fréquent de voir des femmes s'acharner sur une paroi rocheuse avec une barre à mine ou transformer un tas de cailloux en gravier à coups de marteau. Le tout avec, parfois, un rouge à lèvres pétant et/ou un bébé attaché dans le dos – certaines ont le congé maternité plus facile que d'autres.
La conduite est périlleuse et la route parsemée de panneaux incitant à la prudence. Mais comme les gens de BRO sont des poètes, ça donne des choses comme : « After whisky, driving risky », « Better late than late Mister », « If you want to stay married, divorce speed » ou (ma préférée, dans ce pays puritain) « Be gentle on my curves ».
Avec tout ça, on ne dépasse jamais le 20 km/h de moyenne, ce qui laisse pleinement le temps d'admirer les paysages incroyables que ces routes traversent : la rivière encaissée qu'on suit d'Aalo à Mechuka, la forêt humide perdue dans la brume en redescendant de Tawang à Tezpur. Certains de nos plus beaux souvenirs visuels de l'AP auront comme cadre la portière d'un sumo.
| Ce troncon-la, on l'a descendu a pied; le sumo l'a fait en derapant tout du long... |
Les sumos. Ces grosses bagnoles aux allures de 4x4 sont notre moyen de transport en AP. On s'y entasse à 11 passagers (plus les enfants sur les genoux), les bagages sont empilés sur le toit. La musique (Bollywood only) est de rigueur, mais les rétroviseurs et les amortisseurs sont optionnels, les ceintures de sécurité inexistantes. Le pare-brise et la vitre arrière sont décorés de bandes autocollantes, si bien que seul le tiers central laisse voir au travers. Les chauffeurs un peu grands passent le voyage (entre 6 et 20 heures, un seul chauffeur) la tête baissée, ou passée par la fenêtre, qui reste grand ouverte en permanence, même quand il neige. Il doit certainement y avoir une explication logique et cohérente à tout ça... Si, si, sûrement...
Pour une idée de la musique qu'on écoute, un échantillon (calme) ici - attention, ça colle aux dents...
| Sumo a Sela Pass, en route vers Tawang (4000m) |
| Le comble: delegation militaire dans un monastere bouddhiste |
| Au premier plan, le demon du sanglier - avouez qu'il fait peur! |
Gastronomie Apatani. Les Apatanis, dans la région de Ziro, ont des idées bizarres. Pour éviter de se faire voler leurs femmes, jugées splendides, ils avaient l'habitude de les défigurer en les tatouant et en leur fourrant des gros bouchons de bambou dans les narines. Côté gastronomie, ce n'est pas moins étrange. D'accord, c'est santé : aucune matière grasse ajouté, tout est bouilli ou cuit à la vapeur. Comme ce Bamboo Chicken (sûrement pas le nom traditionnel, mais celui qu'on nous a donné) : un mélange de poulet et de blanc d’œuf, farci dans un tronçon de bambou et cuit directement dans le feu. Apétissant, et chaque bouchée est une surprise (d'autant qu'on n'y voit rien, près du feu) : oh, un bout d'os!; oh, un super cube de viande!; oh, un truc bizarre, comme prémâché...; oh, un gros bout de peau bien épaisse! Pour notre malheur, ils mangent aussi du porc et on se retrouve devant une assiette de riz, légumes bouillis et gros cubes de couenne de porc bouillis. Et comme on n'a qu'une cuillère, pas moyen de faire des tout petits morceaux à avaler sans mâcher; on est obligés de croquer. On a passé 2 jours en « homestay » dans une famille Apatani. Mais pourquoi on n'a pas prétendu être végétariens!!!
| Une femme apatani |
Et nous voici donc à Tezpur, en attente du départ. Fini l'Himalaya, l'AP, l'Inde et même le sous-continent indien, car nous avons pris la décision de ne pas aller au Bangladesh. Question de temps (pendant que nous traînons, la mousson approche de l'Asie du Sud-Est), de troubles politiques (les élections de janvier n'ont pas vraiment ramené le calme), mais aussi l'envie de passer à quelque chose de radicalement différent. Alors pour clore le chapitre de l'Inde, quelques points essentiels à souligner :
Les indians sweets : une véritable révélation pour Rodolphe. Comment se fait-il que nous ayons raté ça lors de nos précédents voyages??
Les Royal Enfield : ça coûte environ $3000 incluant l'immatriculation et l'assurance pour 1 an. Seul problème, ça ne s'exporte pas. On a rencontré un indien qui a comme projet de se rendre au Bhoutan au volant d'une de ces machines. Rodolphe rêve...
| Vous saurez quoi lui offrir pour Noel |
Les matelas : c'est la troisième fois qu'on vient en Inde, mais je n'avais pas le souvenir de matelas aussi durs. Le summum : lors de notre homestay apatani, une planche recouverte d'un tissu. Moumoune, me direz-vous, sauf que ça fait 4 mois que ça dure, parce que ce n'était pas mieux au Népal. Alors je le demande : à quand un vrai lit???
Pains, galettes, crêpes : chapatis, naan, missi roti, utapam, dosa, j'adore! Et dans ce pays de traditions, j'avoue que j'ai souvent des envies peu orthodoxes mais alléchantes : un naan au nutella parsemé de petits fruits rouges, une lacha paratha piquée de lardons et de gruyère. Ça va expérimenter dur au retour!
Mais peut-être que ça se trouve déjà à Bangkok – Rodolphe prétend que TOUT se trouve à Bangkok. C'est notre prochaine destination, notre seule escale en Thaïlande. Pas d'inquiétude : nous avons eu la confirmation d'amis de Rodolphe sur place, les manifestations ne sont pas aussi graves et violentes que les médias occidentaux les décrivent et a situation tendrait même à se calmer. Nous prenons l'avion le 20 février et y resterons une grosse semaine, le temps de gérer les visas pour la Birmanie où nous passerons tout le mois de mars. Et ça va peut-être paraître saugrenu, mais en partant pour Bangkok, on a presque l'impression de partir en vacances!
Autre chose : l'article de Rodolphe sur notre trek au Népal a été publié – voir ici.
Bises a tous!
Karine et Rodolphe
Si ça peut vous consoler, moi aussi je dors en pull de laine... et je vous envie d'être bientôt en Birmanie :o)
RépondreSupprimerLes sacrifices...c'est intense....Karine c'est pas pour moi, ze veux aller au Costa Rica. Les femmes Apatani, ça m'inquiète ... des bouchons dans le nez, mais c'est complètement fou, peuvent pas respirer par le nez...juste à y penser je panique. Bon courage les petits gars pour la suite :)
RépondreSupprimerGros bisous
Vévé