lundi 7 juillet 2014

Pantai Bira (Sulawesi, Indonésie) – 07/07/2014

Certains d'entre vous se demandent peut-être où nous sommes. C'est vrai que nous étions restés très évasifs lors du dernier billet, quant à notre destination après Singapour. C'est qu'à l'époque, nous envisagions sérieusement de retourner au Cambodge, à Phnom Penh, pour y faire un mois de volontariat dans une des nombreuses ONG actives sur place. J'ai même refait mon CV. J'avais l'impression (bizarre et pas forcément très agréable d'ailleurs) d'être à la recherche d'un boulot bien plus tôt que prévu. Mais nos démarches n'ayant rien donné, nous avons décidé de revenir au plan initial et nous voici, Indonésie!
Pantai Bira - no comment
Mais avant de vous parler du paradis, petit retour sur notre passage à Singapour.
Pres de Gardens by the Bay, a Singapour
C'était avant tout l'occasion de revoir Cathy et Smruti et Ben, rencontrés en Irlande du temps où nous y vivions et pas revus depuis 10 ans, damned. Hormis ces très chouettes retrouvailles, Singapour, c'est l'hallu! C'est propre (les chewing gums sont interdits, histoire que nos baskets ne restent pas scotchées au trottoir), riche (jamais vu autant de magasins Chanel au km2), organisé (ahhh, les métros à l'heure, les taxis avec  compteur ET reçu imprimé automatiquement). Policé aussi : pas forcément beaucoup de flics en uniforme, mais apparemment beaucoup en civil, de l'incitation à la délation, et des caméras de sécurité partout. PARTOUT : sur les arbres du jardin botanique, dans les couloirs du métro où à une intersection de couloirs, nous en avons dénombrées pas moins de 13!

Très beau architecturalement aussi : les gratte-ciels sont souvent très inspirés et comme tout est rasé après 40 ans pour construire plus beau, plus haut, et que les promoteurs ont beaucoup d'argent pour leurs projets, les architectes ont les moyens de leurs ambitions.

Oui, oui, c'est bien un bateau sur 3 immeubles. 2000 chanbres dans cet hotel...
À notre grande surprise on trouve aussi des petites maisons vieillottes, aux allures un peu chinoises, magnifiques et très bien entretenues.
Vieilles maisons a Singapour
Singapour, c'est aussi super cher et bien que royalement logés chez nos amis, on a allègrement explosé notre budget. Prenons notre étalon de comparaison : la bière. Jusqu'à présent, une grande bouteille nous coûtait entre $1 et $2. À Singapour, il faut compter $10 minimum pour une petite bouteille. Un carnet Moleskine coûte $40, une paire de Havaianas $60. (Vous saurez même ce qu'on a magasiné!). Les apparts sont hors de prix (pas rare de payer $10,000 par mois de loyer), les voitures coûtent 2 à 3 fois plus cher qu'au Canada. Et le rapport à l'argent est bizarre : il semble normal de payer quelques milliers de dollars pour un sac à main Vuitton, mais une bonne à temps plein logée dans une « chambre » à peine plus grande qu'un placard (les appartements en sont systématiquement équipés) est payée environ $350 par mois. Ce pays est bizarre... et il est sans doute facile d'y perdre contact avec la réalité.

Pour reprendre contact avec la nôtre, on a choisi la ville parfaite. La maxi-moche ville de Makassar au sud-ouest de l'île de Sulawesi. Égoûts à ciel ouverts, rats, boui-bouis de bouffe pas très propres (mais délicieux poisson grillé), chambre qui sent le renfermé, gros cafard dans la salle de bains. Quant à la bière, elle est à Makassar particulièrement abordable : Ramadan oblige (il nous avait échappé, celui-là!!), la vente d'alcool est interdite. Ahhhh, la réalité!!

Au tout début-début, on avait prévu de visiter la Malaisie, l'Indonésie et les Philippines. Vu qu'on à tendance à traîner un peu, il a fallu resserrer et on a éliminé Malaisie et Philippines. Mais là, avec tout juste 6-7 semaines devant nous, il a encore fallu recentrer : il y  trop d'îles dans ce pays! Alors de l'Indonésie, on ne verra à priori que l'île de Sulawesi. Qui est cela dit déjà bien assez grande pour nous occuper, d'autant plus qu'elle a une forme bizarre qui rend les transports assez compliqués.

Après 2 jours à Makassar, nous avons décidé d'aller à  la plage : il était temps, quand même, après presque 9 mois de voyage, de voir des cocotiers dignes de ce nom et un peu de bleu turquoise, non? Eh bien voilà. C'est fait. Et la vache, c'est plutôt TRÈS agréable. Il fait juste chaud comme il faut, il y a une petite brise rafraîchissante, quelques menues vagues, le sable est blanc et fin comme de la farine, les cocotiers font un peu d'ombre sur la plage pour les heures les plus chaudes, le poisson grillé abonde, en particulier les darnes de thon, les gens sont adorables (hier en rentrant de la plage, des gamins de 3 ans max nous ont interpellés pour nous faire 1) un bisou 2) un high-five). Il y a aussi un chantier naval où sont fabriqués, sans plan, des bateaux en bois de 50m et où on pourrait passer des heures.
Chantier naval de Bira
Et cerise sur le gâteau, va savoir pourquoi, la bière est autorisée ici. Bref, on ne veut plus partir, voilà, c'est dit. Et comme Rodolphe souhaite finir les articles qu'il a en cours avant de redécoller, je le soupçonne d'être encore plus tatillon que d'habitude juste pour prolonger notre séjour ici.
Rodolphe a encore trouve un bureau sympa. Remarquez son air concentre...
Pour avoir une idée de la suite, à vos atlas : si on réussit à reprendre la route (ce sera sans doute plutôt la mer, en fait), on envisage de remonter tranquillement la côte est de Sulawesi, de faire un stop aux îles Togean. En route, on aimerait bien trouver une petite maison à louer, se poser 2-3 semaines. Ben oui, parce que c'est bien connu, c'est fatiguant l'air de a mer!

D'ailleurs je vous laisse, la plage m'appelle!
Le pareo assorti a l'ocean, avouez que c'est la classe!

Pendant que je me baigne, vous pouvez aller lire le dernier article de Rodolphe sur Yangon

Bises à tous
Karine & Rodolphe

ps: nous n'avons pour ainsi dire pas de connexion internet viable ici (3h pour mettre ce billet en ligne... Ahhhh, faut-il qu'on vous aime!), alors ne vous inquietez pas si on est un peu lent cote reponse aux courriels pendant les prochains temps.

mercredi 18 juin 2014

Ho Chi Minh Ville (Vietnam) - 18/06/2014

- Se laisser guider par Philippe et Loan dans la ville, les marchés, les restos – DONE

Derrière Philippe et Loan, en scooter dans un marché
Pharmacie de médicine traditionnelle, avec Loan et Philippe

- Habiter au 17e étage et se prendre pour un local (presque) - DONE

Vue de l'appart où Philippe et Loan nous hébergent - la classe!

- Conduire un scooter dans les rues de Saïgon à l'heure de pointe – DONE

Heure de pointe, de nuit et sous la pluie. Super Rodolphe assure!

-  Porter, finalement, le fameux poncho en plastique – DONE

Le meme Super Rodophe, déguisé en schtroumpf.

- Braver tous les interdits. Tous! - DONE

Même pas peur!

- Se faire curer les oreilles par un nettoyeur professionnel – DONE

Les instruments du grand nettoyage

- Dans la famille de Loan, manger le meilleur Bo Kho (ragoût de bœuf) du monde et de la terre, avec de la baguette pour saucer – DONE

La famille du frère de Loan...
... et le délicieux Bo Kho - baguette croustillante

- Se goinfrer de litchis et de mangoustans sous prétexte que c'est la saison – DONE


Litchis et mangoustans

- Revoir Bruno et Soazig, des copains de lycée, après 20 ans – DONE

- Champagne oblige (merci Bruno & Soazig!), oublier de prendre des photos de ces retrouvailles- DONE

- Atterrir en hélico sur l'héliport du gratte-ciel Bitexco – À faire la prochaine fois, car on reviendra!
La tour Bitexco et son heliport
 Départ demain pour Singapore, où on bravera sans doute beaucoup moins les interdits...

Bises à tous!
Karine et Rodolphe

samedi 7 juin 2014

Phnom Penh (Cambodge) - 08/06/2014

Bonjour à tous,

Nous voici donc à Phnom Penh, Cambodge. Déjà début juin.
Lorsque nous vous avions laissés, à Ventiane, nous nous apprêtions à enfourcher des bécanes rutilantes zé puissantes pour aller écumer les routes du centre du Laos.
Nos fantastiques becanes
Avis à ceux qui auraient eu l'intention de se moquer : lesdites bécanes n'étaient finalement pas roses mais rouge-presque-ferrari, et nous avons tellement bien manœuvré pour échapper à la pluie que nous n'avons jamais eu besoin du beau poncho transparent.
La c'est moi qui echape a la pluie...
Alors même si nos machines étaient effectivement des gros scooters, nous avions quand même fière allure. Na.
Une pompe a essence
Belle balade que cette ride en moto : nous avons adoré ça. Déjà parce que les paysages traversés au cours de cette semaine étaient fantastiques.
On the road
Des cascades en pagaille

La preuve!
Mais aussi, et peut-être surtout, parce que c'est vraiment satisfaisant de pouvoir avoir son propre rythme, s'arrêter n'importe quand et n'importe où, prendre une petite piste juste parce qu'elle est invitante.
Au bout de la piste, parfois, une pirogue...

... ou une autre cascade!
On a tellement aimé ça que Rodolphe aurait presque envie de passer son permis moto en rentrant, histoire de réitérer l'expérience.

Après avoir enlevé nos casques de motards, nous sommes descendus tout au sud du Laos, aux 4000 îles. Bon, il n'y en a pas 4000, loin de là, même si on compte toutes les touffes d'herbe qui poussent un peu partout.
Les 4000 iles
Reste que c'est un très chouette coin, reposant à souhait,  avec grosso modo rien à faire que de regarder le Mékong couler.
Coule le Mekong...
Et on peut faire ça pendant des heures : on est devenus très fort en contemplation!

C'est aux 4000 îles que Rodolphe a décidé de rester passer une semaine pour finir d'écrire le premier jet de son roman. Bungalow au bord du fleuve, terrasse avec hamac, bureau face au Mékong. Il y a passé une semaine et mission accomplie, c'est fini. Je suis en train de lire.
Le bureau de Rodolphe aux 4000 iles
De mon côté, j'en ai profité pour passer la frontière cambodgienne toute proche et me rendre à Siem Reap, la petite ville qui sert de base pour visiter les fameux temples d'Angkor. Hyper touristique, évidemment, mais finalement, à cette période de l'année, ce n'était pas la foule du tout, même pour ma visite d'Angkor Wat, le temple principal, ou du moins le plus connu.
Angkor Wat
Je me déplaçais entre les temples en vélo (plus grosse journée : 45 km environ, sur un vieux vélo chinois, avec vitesses, mais sans rembourrage dans la selle...), et je buvais 4 litres d'eau par jour pour remplacer tout ce que je suais. Le tout en faisant attention de ne pas écraser les éléphants...

Car non de non, qu'il fait chaud!! J'ai fini par aller consulter la météo sur Internet pendant mon séjour à Siem Reap : 38 à 42 chaque jour, mais avec l'humidité, la température ressentie monte à 46-48 (même 51 à Phnom Penh 2 jours avant notre arrivée!).

Impressionnant, Angkor. Très.
Mon prefere, le Bayon
Mon autre prefere, le temple des femmes
Les arbres qui ont repris possession des lieux


les sculptures sont delirantes, surtout quand on sait qu'elles ont pres de 1000 ans
Cette semaine séparée a marqué la fin de notre séjour au Laos, et nous nous sommes retrouvés au Cambodge, à Phnom Penh il y a presque 1 semaine.
Dans le bus vers Phnom Penh - ca commence a etre mouille...
Très, très chouette, Phnom Penh. Nous ne nous attendions pas à grand chose, les commentaires des gens croisés étaient mitigés, mais nous, on est tombé sous le charme de la ville. Ça bouillonne, ça foisonne, c'est super dynamique et il s'en dégage une bonne énergie.
Un bar a Phnom Penh - la classe, non?
Et ça tombe bien, parce qu'on avait plein de choses à régler d'ici pour la suite du voyage, en particulier réserver notre passage en cargo pour relier l'Asie et l'Amérique. Et c'est quasiment fait : si tout se passe bien, nous devrions donc traverser le Pacifique de Hong Kong à Los Angeles, puis traverser les États-Unis en voiture pour rentrer à la maison. Ça fait bizarre de préparer déjà le retour, mais rentrer comme ça, c'est super excitant!

Nous quittons Phnom Penh après demain, et il est temps qu'on s'en aille car Rodolphe commence à manger n'importe quoi.

Oui, oui, c'est bien ce que vous pensez... Je ne l'embrasse plus!
On part donc, direction Ho Chi Minh Ville (Saïgon) où nous passerons une semaine avec mon oncle Philippe (que nous avions croisé par hasard à Hanoï il y a 2 mois), puis irons passer une dizaine de jours à Singapour, là aussi pour rendre visite à des amis qui y vivent (Smruti et Ben, et Cathy, des amis du temps de Dublin, pour ceux qui les connaissent). Pour la suite, c'est encore un peu flou, alors on vous en parlera quand on sera fixés. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on sera à Hong Kong le 1er septembre pour embarquer sur notre gros porte-conteneur (qu'on espère avec piscine).

Mais là-là, vous m'excuserez, je vais me replonger dans le roman de Rodolphe!

Bises à tous
Karine et Rodolphe

samedi 31 mai 2014

Siem Reap (Cambodge) - 01/06/2014

Bon 1er juin, tout le monde!
Je reviendrai en détails et en photos sur notre épopée motarde, mais j'avais envie, là tout de suite, de partager mon idée actuelle du bonheur: toute la journée, se balader en vélo dans les temples d'Angkor, puis quand la chaleur rend tout effort impossible, se poser à la clim' en lisant Kampuchéa de Patrick Deville. Et le soir, siroter une bière (Cambodia, vous l'aurez deviné) et se dire que vraiment, ce voyage, c'est le pied!

Seule ombre au tableau: je vis la magie des vieilles pierres en solitaire. Rodolphe est resté au Laos, sur une petite île au bord du Mékong. Là, sur la terrasse de son bungalow, face au fleuve, il finit d'écrire son roman. Et de ce que j'en sais, c'est le pied aussi.

On vous espère tout aussi heureux. Bisous.

lundi 12 mai 2014

PHOTOS!!

Plein de photos de notre passage au Vietnam ici.

Ventiane (Laos) - 12/05/2014

Ce qu'il y a de bien dans les pays qu'on visite, c'est que, si d'aventure on oubliait ou on se trouve, hop, on achete une biere et la memoire nous revient. Pratique, non? Ainsi, au Laos ou nous sommes depuis le 20 avril, la biere locale, et en quasi monopole, s'appelle Lao Beer, et coute $1,50, ce qui vous semblera peut-etre peu, mais ca fait d'elle la biere la plus chere depuis le debut. Ca ne nous empeche pas d'en boire!!!


Beer Lao
Et puisque me voici partie dans le domaine du bassement materiel, restons-y: grosse surprise depuis notre arrivee, le Laos risque finalement de nous couter la peau des fesses. Les hotels et la bouffe sont relativement OK (mais bien plus chers qu'en Inde et qu'au Nepal). La bouffe de rue est plus dispendieuse qu'au Vietnam, mais les transports sont ruineux (n'ayons pas peur des mots): pour 5 minutes de tuk-tuk dans un bled, on faisait 30 minutes de taxi, en Ambassador s'il vous plait, a Calcutta. Idem pour les bus, le moindre trajet montant facile a $20-$30, du jamais vu. Et, est-ce une facon de faire des sous dans ce pays communiste, tout se paie. Exemple ce matin: besoin de prolonger notre visa. Il faut payer pour le formulaire (1$), le traitement ($3), en plus bien sur des frais de prolongation du visa ($26); et on paie plus cher si on paie en Kips (la monnaie locale) qu'en USD car, de l'aveu de la fonctionnaire, "we need to bring dollars to the country". La moindre entree de temple est payante, il nous est meme arrive de devoir payer pour marcher sur une route de campagne. On hallucine et on a parfois l'impression d'etre des porte-monnaies ambulants. Bref, le Laos, c'est pas cheap, voila, c'est dit.

Pas cheap, mais beau! Le nord Laos.
Alors, en 3 semaines, fideles a notre rythme escargotesque, on a visite 4 endroits dans la moitie du pays a peine. Arrives par le nord, on a commence par trainer dans un tres chouette coin le long d'une riviere couleur emeraude, la Nam Ou - joli nom en plus, non?

La Nam Ou
Baignades, ballades dans les montagnes, 3 jours dans le jungle pour Rodolphe pendant que je l'attendais dans le confort de notre bungalow "de luxe" pres de la riviere.
"Chambre" dans un magasin pendant le trip de Rodolphe dans la jungle

Rodolphe en a profite pour prendre quelques jours pour avancer son roman, sur la terrasse dudit-bungalow - avouez qu'une fois encore, c'est plutot sympa comme bureau.

Le bureau de Rodolphe dans notre bungalow a Muang Ngoi Neua
Petit passage ensuite par Luang Prabang, belle, superbe, magnifique, mais tellement soporifique!! Ah ca pousse a la sieste, Luang Prabang, presque autant que la chaleur (la vache qu'il fait chaud!!)! Luang Prabang a aussi ete le lieu de notre premiere rencontre avec le Mekong. Ce n'est pas rien, depuis le temps que sa seule evocation nous donnait l'envie d'y plonger. Alors la, j'avoue, je n'ai peut-etre pas regarde les bon bouquins de photos avant de partir, mais moi je le voyais vert-emeraude, le Mekong, alors qu'il est plutot tres marron. Incontestablement marron meme. Moins tentant pour la baignade, mais ca a de la gueule quand meme. Et sur les rives, des arbres remplis de fleurs rouges ou jaunes - on a decide que ce sont des flamboyans et des tamarins (en fait, on n'en sait rien, mais il fallait bien qu'on leur donne un nom et ca leur va bien, N'hesitez pas a mettre un petit commentaire pour nous corriger, on ne sera pas vexes!).
Mekong et flamboyants
Apres Luang Prabang, plutot que de prendre betement un bus ou un tuk-tuk, on est alle faire un tour en elephant. On a passe 3 jours au Elephant Conservation Center et c'etait tres cool. Outre cotoyer les grosses betes, on a pu monter dessus et meme les diriger.
Moi aux commandes, elephant obeissant

Rodolphe aux commandes, l'elephant se fait la malle!
On a meme recu un certificat de formation de cornac, oui, oui, et on envisage de shipper 1 ou 2 elephants chez Veve et Juju, a conserver dans leur jardin nouvellement paysage, afin de creer un centre a Montreal au retour. On les mettra dans le grand bassin du parc Lafontaine, avec les canards, ca sera tres beau.
Juju, Vero: ca vous va, ces deux-la? (le petit a 2 ans 9 mois)
Blague a part, c'etait GENIAL, et comme vous pourrez le remarquer sur les photos, on pourrait presque croire qu'on est nes sur des elephants tellement on etait a l'aise...
On a fait ca toute notre vie!
Ensuite, direction Ventiane, la capitale, moins lethargique que Luang Prabang, mais sans doute la capitale la moins agitee du monde et de la terre. Le dimanche apres-midi, c'est aussi anime que Belz ou Mandeville. Gros avantage par rapport a Belz et Mandeville cependant: la bouffe.
Allez, disons-le: la bouffe n'est pas vraiment la plus grande force du Laos.

Notez l'air dubitatif de Rodolphe. Il avait raison, c'etait vraiment pas bon...
Apres la Thailande et le Vietnam, le bambou vapeur semble un peu fade... Il y a bien le riz gluant, qu'on adore, mais il a fallu negocier serieux avec nos papilles pour qu'elle nous autorisent a prolonger notre sejour.

Vendeuses de riz gluant, avant qu'il soit gluant
Mais a Ventiane, il y a encore une enooooorme influence francaise (ex: 80% de livres en vente dans la seule "vraie" librairie de la ville sont en francais), alors voila, on craque sans arret: steak-frites, ballon de rouge, creme brulee, baguette-nutella au petit dej, sandwich au pate de foie et/ou vache qui rit le midi, croissants. Et Pastis a l'apero. On a honte, on a honte!!
Honte, je vous dis!

On mage vietnamien aussi - super bahn mi et jus de fruits de la passion

Heureusement, on quitte Ventiane demain (normalement, mais probleme, le pot de Nutella n'est pas fini. Que faire??) pour descendre un peu plus vers le sud. Nous envisagions de faire un petit tour en moto, et de frimer un peu encore (genre moto cross, chemin de laterite, un peu de boue, cheveux au vent - au besoin on aurait mis une perruque a Rodolphe), sauf qu'on a le choix entre des 250 cc (un peu grosses, sachant qu'on n'a pas de permis moto et que je ne sais meme pas comment passer les vitesses...) ou des scooters semi-automatique... Tout de suite beaucoup moins sexy. Avec un peu de chance, le notre sera rose. Alors a suivre, mais peut-etre qu'on ne vous enverra pas de photos...

On poursuivra ensuite notre descente et notre course contre la montre: la mousson semble en avance, la chipie, et nous a deja donne de belles averses, des orages magnifiques (ahhh, la Nam Ou sous les eclairs...), une tempete de sable digne de l'Arabie. Et ce n'est que le debut. On devrait se pendre encore de belles rincees dans les jours a venir. Ah ben oui, j'avais oublie de mentionner ca: sur notre scooter rose, on aura aussi sans doute un imper-poncho en plastique transparent. Histoire de completer notre tenue de motards baroudeurs. Non, vraiment, je pense qu'on va vous epargner les photos...
Des qu'il pleut, c'est le stress
On vous racontera tout (en enjolivant au besoin) tres bientot.
Bises a tous
Karine